Ennui : plusieurs définitions existent pour le mot « ennui », ceci dit, l’ennui auquel nous faisons allusion est celui qui, selon le Larousse, constitue une lassitude morale, une impression de vide engendrant la mélancolie, produites par le désœuvrement, le manque d’intérêt et la monotonie.
Peur : Selon le Larousse, la peur est un sentiment d’angoisse éprouvé en présence ou à la pensée d’un danger, réel ou supposé, d’une menace.
Bizarre que de commencer par la définition des deux mots constituant le billet envoyé aujourd’hui… Et bien, c’est que notre jeune homme a toujours aimé les mises en contexte. Lui qui durant toute son enfance sautait souvent du coq à l’âne et a fini par apprendre à ses dépens l’importance d’avoir toujours un certain recul et qu’à défaut de participer, il passait pour le ridicule. Regrette-il d’avoir agi de la sorte? Non, pas du tout. D’ailleurs, il continue souvent à adopter la même démarche face à tout ce qui est nouveau. On dirait qu’il ne veut pas grandir et qu’il désire rester ce petit enfant qu’il a toujours été pour ses parents. En faisant allusion à ces deux derniers, notre jeune homme essuie une larme de tristesse dont il vous indiquera les raisons dans un autre billet.
Revenons à nos moutons, concernant notre mise en contexte qui est très importante pour pouvoir maîtriser ensemble la signification des termes que nous aborderons. Vous me direz, Sottises!! Qui ne connaît pas l’ennui ou la peur. Je vous répondrai que oui mais rare sont ceux qui s’attardent sur la relation entre ces deux mots qui sont intiment liés.
En effet, toute lassitude morale ou impression de vide engendre un sentiment d’angoisse qu’un malheur nous arrive ou tout simplement que notre ennui s’éternise. Cette peur souvent constitue le moteur humain pour affronter la vie et vaincre l’ennui et ainsi de suite jusqu’à ce que la monotonie et la routine nous reprennent et rebelote. Voici bien le cercle infernal des chanceux. Oui, cher lecteur, je les considère comme étant chanceux car ils ont le choix de sortir de leur ennui à l’encontre qui sont condamnés, peu importe la raison, à baigner dans l’ennui, la monotonie et le besoin éternel qui n’est jamais satisfait. La plupart de ces gens, ont ce qu’on appelle la foi. Une foi qui est toujours en un être supérieur. En parlant de foi, nous pensons que les grands de ce monde qu’ils soient athées ou non, ont la foi en un être suprême. Comme l’a déjà dit un des grands monarques arabes de ce siècle, pour lequel nous nourrissons beaucoup d’admiration, ces personnes se retrouvent souvent dans la solitude et dans cette dernière, elles se tournent nécessairement vers l’être suprême et ce, peu importe la manière. Retournons à notre ennui cher lecteur. De la foi, on parlera de ce sujet dans un autre billet.
On dit que le contraire de l’ennui serait le contentement. Les personnes qui ressentent l’ennui ne seraient pas d’accord avec cette affirmation dans le sens où, pour eux, le contentement pourrait être poussé par une situation de désespoir. Certains deviennent fous ou se suicident même, d’autres se contenteront de ce qu’ils ont. Des premiers, nous pouvons donner l’exemple des riches personnes qui peuvent se permettre de tout se procurer et qui n’arrivent pas à devenir heureuses. Des deuxièmes, nous diront qu’ils font bien de se contenter de ce que la vie leur donne et de la remercier pour chaque jour de plus sur cette terre.
Mes amis, en voulant meubler sa vie et vaincre son ennui, nous tombons tous dans la paranoïa collective qui engendre une société de consommation basée sur la futilité et les plaisirs illusoires (pour une lecture un peu « osée », je vous renvoie à essai bien connue de Charles Baudelaire à savoir « Paradis artificiels ». Hors, à notre humble avis, la recette de la vie serait de s’arrêter un certain moment, de s’attarder à identifier les êtres qui nous sont chers et à prendre soin de sa santé tout en aidant les gens dans le besoins. Vous verrez, vous vous sentirez mieux. En ce qui concerne la peur, disons que nous tous nous la ressentons mais à des degrés différents, il faut juste réussir à vivre avec et à la diminuer en adoptant notre recette contre l’ennui.
Freeman
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